Alexis Tsipras, zéro de conduite !

Publié le par Poing rouge

Que nous dit le "Cas Alexis Tsipras" du néolibéralisme dans sa version européenne ?

 

Alexis Tsipras ne se conduit pas bien. Il n’a pas " bonne presse ", ni à Berlin, ni à Bruxelles, ni à Paris. C’est évident à la lecture des éditoriaux et des déclarations des dirigeants (chefs de gouvernements, ministres des finances et commissaires européens).

 

C’est dit avec plus ou moins de brutalité,

 

« Si les Grecs sont incapables de changer et de consentir aux nécessaires sacrifices, les contribuables européens doivent-ils continuer à être des cochons de payeurs?»

L’Express,7 mai 2012

 

« Il est important que le peuple grec prenne maintenant une décision en étant pleinement informé des conséquences de celle-ci »

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne

 

mais c’est dit, même par les socialistes français réputés pour leur double langage :

 

« Il faut tout faire pour aider les forces proeuropéennes et pro euro en Grèce » 

Pierre Moscovici, ministre des finances.

 

Le-dissident 


Alexis Tsipras est un dissident. C’est dans la dissidence que se révèle la vérité d’un pouvoir, la vérité de sa violence économique - la catastrophe humanitaire en Grèce - et de sa violence idéologique - "There is no alternative".

 

Inconnu de la plupart des Européens il y a quelques semaines, Alexis Tsipras est sous le feu des projecteurs médiatiques depuis le 6 mai 2012. Plus de 70 journalistes avaient fait le déplacement ce lundi 21 mai à l'Assemblée nationale, où se tenait la conférence de presse, pour écouter celui dont la coalition, Syriza, est donnée favorite aux élections du 17 juin.

 

L’irruption de la figure d’Alexis Tsipras dans le champ politique  met en lumière ce qui doit rester  caché : le néolibéralisme est un dogme. L’Union européenne, " le premier Empire non impérial " de José Manuel Barroso, en est l’incarnation aberrante. Friedrich Hayek, l’un des pères fondateurs de la doctrine, disait des dissidents qu’ils commettaient " l’erreur de la raison ". Déraisonnables, déviants, schizophrènes a-t-on même entendu en 2005 à propos des nonistes … Tous sont exilés hors du "cercle de la raison".

 

Alexis Tsipras est le dissident, celui qui nous oblige à regarder en face notre propre assujettissement. Qu’il puisse nous réveiller, c’est ce que redoute tout pouvoir  qui ambitionne de conduire les consciences …  

Publié dans Néolibéralisme

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Nathanaël Uhl 24/05/2012 13:33


Très bien ! Je me retrouve vraiment dans ta vision des choses.

Stelios 24/05/2012 01:10



Poing rouge 24/05/2012 08:40



Que veux-tu dire Stelios ?



Annie 23/05/2012 09:23


maintenant je n'ai qu'une peur : qu'il n'est pas le % requis aux élections.

Poing rouge 23/05/2012 20:39



Hollande est dans la ligne ""La Grèce doit faire un choix important le 17 juin et ce choix doit être européen". Le chantage anti-démocratique bat son plein