Cohn-Bendit, Onfray : un 1er tour sous contrôle

Publié le par Poing rouge

Dans la société de contrôle, telle que William Burroughs l’a nommée dans Le Festin nu et Michel Foucault théorisée, le plateau de télévision est, me semble-t-il, un de ces lieux ouverts, de libre opinion promotionnelle,  où s’opère la télésurveillance de tous, protagonistes et téléspectateurs. En période électorale, le débat politique animé par un ou plusieurs présentateurs vedettes en est l’illustration bouffonne, dévoilant jusqu’à la caricature les mécanismes du contrôle : ici, le dérapage de Franz-Olivier Giesbert, là, l’altercation entre Dupont-Aignan et deux compères Denisot-Apathie. 

 

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L’efficace du contrôle est dans son invisibilité. Il est donc fâcheux, qu’ici ou là, le " truc " apparaisse au grand jour. « Y’a un truc ! », disait Roger Pierre au prestidigitateur Jean-Marc Thibault, son partenaire. « Y’a un truc ! » redisent aujourd’hui tous ces gens entrés en résistance, qui ont choisi la couleur rouge pour se reconnaître … Ça agace, certains perdent patience, au Nouvel Obs, et ailleurs. On fait appel aux deux célèbres exorcistes, Dany le Rouge et Onfray le Docte. Ces Diafoirus de télévision ont fort à propos déniché le remède, le Capitalisme Vert pour l’un, le Capitalisme Libertaire pour l’autre.

 

Et les voici embarqués sur les flots du capitalisme mondialisé, leur bréviaire à la main, psalmodiant « Tout va bien Nous sauverons le capitalisme de la financiarisation ! », ballottés par les flots tumultueux, submergés, chavirés, culs  par-dessus tête. On les aperçoit au loin, tous les deux tour à tour roulés. Déjà l’un deux, Onfray ? Cohn-Bendit ? boit la tasse ! Il disparaît ! Puis le fleuve  engloutit le second …   

Publié dans Élections 2012

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