Frapper Mélenchon, frapper, frapper encore

Publié le par Poing rouge

Quand on met en perspective les articles de Libération consacrés à la bataille politique engagée, il apparaît que ce journal, hostile aux idées du Front de Gauche et à sa stratégie de rassemblement des forces de la gauche de transformation sociale, camoufle son aversion idéologique profonde, mais qui pourraît paraître suspecte à une partie de son lectorat, derrière le portrait, essentiellement psychologique, de son candidat Jean-Luc Mélenchon. Faute d'analyse des catastrophes anthropologique et écologique induites par la mutation du capitalisme, ainsi que les réponses qu'apporte le Front de Gauche, il faudra se contenter de suivre un candidat qui "part en croisade", "courroucé", "qui boxe et qui cogne", "qui s'insurge"... C'est l'effet "Canada Dry" : ça ressemble à du journalisme d'investigation, mais ce n'est pas du journalisme d'investigation.

 

LamenaceMelenchon

Il est vrai que Libération est un titre prestigieux. Né en 1973, il se positionne "à gauche du PCF", et, sous l'impulsion de son premier directeur de publication, Jean-Paul Sartre, il se veut en "embuscade dans la jungle de l'information" au plus près des luttes. En ce temps-là, Libé, pour préserver son indépendance éditoriale,  refuse la publicité et ses journalistes refusent la hiérarchie des salaires !

La contre-révolution libérale qui déferle à la fin des années 70 (Thatcher - Reagan) aura raison de Libé, qui suivra le mouvement. Ce sont les années Serge July, temps heureux de la jouissance maximale ... Libé est social-démocrate et libéral-libertaire.

Cette ligne idéologique du "tout est permis, rien n'est possible" se poursuivra. Edouard de Rothschild (38,87% du capital) arrive en 2005, Laurent Joffrin transfuge du Nouvel Obs (même effet "Canada Dry" pour cet hebdomadaire de gôche) en 2006, Nicolas Demorand en 2011 ...

Entre temps, le monde a changé, et le libéralisme de la jouissance maximale tourne au cauchemar ... L'Union européenne  "qui protège" promise par les éditos, vacille, et les peuples découvrent une sociale-démocratie muette face au capitalisme autoritaire.

Souhaitons à Libé, qui prépare en catimini au pauvre vote Hollande, de retrouver au sein de sa rédaction l'énergie pour embrasser l'extraordinaire mais dangereux chamboulement qui s'annonce. Vive la presse, qui est avec l'école, la lumière qui éclaire le citoyen.   

Commenter cet article

Henri Golant 25/02/2012 20:33


Bonjour.


Je ne suis pas un partisan de Jean-Luc Mélenchon... mais je tends l'oreille quand il parle.


La presse n'est pas neutre, ça on le sait. Parfois, ce n'est pas dans le texte d'un article que le point de vue des journalistes est perceptible, mais dans les photographies.


Ainsi, dans un diaporama de Libé, j'ai trouvé une présentation de J-L Mélenchon un peu particulière :


http://www.liberation.fr/politiques/11011800-instantanes-politiques-2012#s8


Cela peut paraître anodin, mais ce montage de trois images, avec l'homme en situation, se rapproche de la manière dont A. Hitler s'est fait jadis prendre en photographie... et de la manière dont
"Le Monde" a représenté Georges Frêche et le Premier ministre hongrois Viktor Orban.


Le message des quotidiens nationaux est clair : ce sont des populistes et le populisme, c'est le mal.


 

Poing rouge 26/02/2012 09:57







Un partageux 13/02/2012 23:22


Libération ? Je n'ai jamais acheté un seul numéro depuis le 30 mai 2005. Où July nous traitait de xénophobes et de débiles mentaux... 


Paraît que Libération est en mauvaise santé financière. Tant mieux ! Qu'il crève la gueule ouverte !


http://partageux.blogspot.com