Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, le maccarthysme à la manœuvre !

Publié le par Poing rouge

Le Monde, Libé, Le Nouvel Obs … ça pue ! Pour un esprit éclairé, quelque peu au fait de l’histoire politique de notre pays, ce qui se passe cette semaine est stupéfiant. Que des journaux risquent ainsi leur "réputation sur papier glacé" en s’adonnant à de telles bassesses en dit long sur leur inquiétude. En se risquant au bord du caniveau, ils s'exposent, et quelque chose de leur hégémonie culturelle vacille. Un signe ?

 

Tabloids 

Mélenchon, taisez-vous !

 

La charge collective violente contre Mélenchon dans la presse social-libérale est-elle révélatrice d’une crise d’autorité ? On peut se poser légitimement la question. On en avait eu des signes avant-coureurs dès 2005, quand la même presse s’inquiétait déjà d’une dérive hors du « cercle de la raison » pro-libéral. Chahut de cour de récréation ou signe annonciateur d’un changement plus profond, s’inquiétaient à l’époque les nouveaux maîtres à penser ?  

 

Zéro de conduite 

 

Le censeur Patrick Jarreau, à l'époque directeur adjoint de la rédaction du journal Le Monde, écrivait le 16 avril 2005 dans sa chronique : « La mode, aujourd’hui, chez les antieuropéens de gauche, pourrait se résumer ainsi: "Donnez-vous des frissons, votez avec Le Pen !" Ce ne serait pas la première fois que le chef du Front national recevrait un renfort de ceux qui se présentent comme les plus déterminés à le combattre. »

Dans une tribune du 14 mai 2005 il voulait encore rester confiant et poursuivait : «Ils [Les partisans du « non »] savent bien qu’ils vont à l’encontre des sentiments de la grande majorité des électeurs de gauche, pour qui la construction européenne a le double mérite d’ouvrir les frontières entre les peuples et d’encadrer la compétition économique et sociale imposée par la mondialisation. Aussi tentent-ils de démontrer que leur non est un non européen. Et ils s’irritent de constater que leur démonstration ne prend pas. » 

 

Désobéissants aux injonctions des éditorialistes, les électeurs de gauche (60%) devaient choisir le " non " le 29 mai suivant.

 

Une presse qui "fait autorité"

 

C’est cette désobéissance qui pose problème, alors que tout semble sous contrôle. Qu’on en juge : une presse aux mains de la classe dominante, un discours univoque, des éditorialistes - Demorand, Joffrin, Dély, Raffy -  tous propagateurs de la pensée magique … et bien relayés dans l'audiovisuel. On s’attendrait à une plus grande docilité du bon peuple ! Mais non ! Ça chahutait en 2005, ça chahute aujourd’hui !

 

Au soir du 14 juillet 1789, la Bastille est aux mains des insurgés Parisiens. Le Duc de Liancourt en informe Louis XVI. Celui-ci lui demande : "Mais, c'est une révolte ?" et Liancourt répond au Roi : "Non Sire, c'est une révolution !"

 

Nous connaîtrons dimanche soir l'impact de cette posture partisane : soutien affiché au candidat du sérail, Hollande, et coups bas, calomnies pour le candidat de la gauche de transformation sociale, Mélenchon.

 

Les griots sont-ils assurés du consentement éternel de ceux qui les écoutent ?

 


 

 

Publié dans Élections 2012

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