Mélenchon, de la web série aux assemblées citoyennes

Publié le par Poing rouge

Chaque lundi, sur la toile, je retrouve avec plaisir "En marche" la web série de la campagne du Front de Gauche qui raconte les temps forts de l'aventure collective à laquelle nous participons. D'épisode en épisode, se construit un récit, avec ses "héros" :  syndicalistes en lutte, militants politiques, travailleurs de la terre, travailleurs sociaux ... Quelques-uns tiennent les premiers rôles, Clémentine, Danielle, Leïla, Martine, Christian, Patrick, Pierre. L'un de nous, Jean-Luc, porte plus haut la parole partagée. C'est son rôle, et d'aucuns s'accordent pour dire qu'il s'en sort bien. 

 

En marche Webserie FDG

 

Dans un univers de politique-spectacle où le marketing se sustitue aux programmes, le Front de Gauche porteur d'un projet de transformation sociale et de planification écologique a donc choisi de se battre sur tous les terrains :

  • le terrain traditionnel des meetings (que nous nommons assemblées citoyennes)
  • le terrain hostile des médias et particulièrement des chaînes de télévision
  • le terrain du web

C'est gagné, non ? Nos assemblées sont les plus belles et les plus nombreuses de cette campagne, les plus joyeuses et les plus studieuses. Le web, nouveau terrain de liberté de l'information et d'émancipation, est très largement investi par les internautes de gauche, nos tweets bruissent sur le réseau ...  Quant aux médias d'une démocratie confisquée, on réussit à y faire quelques percées pour y imposer les mots de notre récit.

 

Dans la bataille idéologique engagée, la force de notre récit c'est qu'il s'inscrit dans la grande Histoire de la Gauche, des luttes sociales, de ses défaites tragiques et de ses conquêtes pour le progrès humain. Nul besoin d'inventer un "storytelling": la Révolution, la Commune de Paris, la Résistance, les grandes grèves sont notre héritage, nos drapeaux rouges, nos poings fermés, l'Internationale et la Marseillaise en sont les symboles flamboyants.

 

Nul doute que nos concurrents et adversaires peinent à rivaliser :

  • Nicolas Sarkozy a tellement menti qu'il lui sera difficile de raconter une nouvelle histoire
  • François Hollande, le candidat anti-Sarkozy, a choisi la berceuse que l'on écoute au creux d'un oreiller. Sa voix est si douce, presque inaudible ! Est-il sans voix, comme les députés et sénateurs de son parti qui se sont abstenus sur le MES ?
  • Quant à Marine Le Pen, malgré sa tentative de "dédiabolisation" encouragée par les médias, elle n'échappe pas à son histoire : Gobineau, les anti-dreyfusards, la collaboration, Pétain et Brazillac ...

Antoine-Foti

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Élections 2012

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